La situation environnementale dans la commune rurale d’Aru, chef-lieu du territoire portant le même nom, à plus de 300km de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri devient de plus en plus préoccupante. Les ordures ménagères et autres déchets plastiques s’accumulent dans plusieurs coins de la municipalité, parfois en pleine voie publique, sans être brûlés ni évacués, mettant en péril la santé de la population et l’image de la commune, Jhonny Wadri rappelle à l’ordre.
Dans une interview accordée à Aruinfos.com, le bourgmestre de la commune, l’ingénieur technicien, Jhonny Adyoma Wadri, a lancé un appel fort à tous les habitants pour un sursaut d’engagement communautaire. Il exhorte chaque citoyen à assumer sa responsabilité en matière d’hygiène et à brûler systématiquement les déchets autour de leurs maisons, boutiques ou établissements.
« En cette saison sèche, c’est le moment idéal pour nettoyer nos milieux. Nous demandons à chacun de ne pas laisser les sachets, bocaux, et autres détritus s’accumuler. Regardez le long de la route Aba-Esefe-Katanga, les déchets y sont jetés sans aucun souci… Ce n’est pas acceptable ! », déplore-t-il.
Le bourgmestre rappelle que chaque Jeudi de 6h30 à 9h00 est officiellement dédié au nettoyage de la commune. Tout citoyen qui ne participe pas à cette opération s’expose à des sanctions, selon les mesures prises par la commune en collaboration avec la police locale.
Il insiste également sur le danger que représentent ces déchets pour la santé humaine
« Ces déchets attirent les maladies, surtout dans un contexte où les moyens financiers sont limités pour se faire soigner dans des structures sanitaires. L’hygiène est gratuite, nous devons faire de notre commune un exemple en matière d’hygiène ».
Un message clair, qui appelle à l’action collective pour transformer Aru en une commune propre et vivable.
Deogratias DRAMA
