
Mawa Stive, propriétaire d’une discothèque (maison de danse nocturne), a été violemment tabassé le 8 mars dernier par un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au centre de Gaki, dans le groupement de Drisso, chefferie des Kakwa, territoire d’Aru en Ituri. Son état de santé reste critique.
Une attaque en pleine activité autorisée.
C’était à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. Une autre organisatrice exploitait une salle de cinéma offrant des activités similaires.
« Pendant cette période du 8 mars, l’autorisation avait été accordée pour ces activités. Alors que la victime gérait son établissement, des policiers de Keri et des militaires FARDC de Gombe sont arrivés et ont arrêté ce jeune homme, avant de le tabasser jusqu’à le laisser dans un état critique », a confié à Aruinfos.com un leader communautaire sous couvert d’anonymat.
Un état de santé préoccupant.
M. Mawa reste dans un état critique.
« Son état est très critique, il ne peut même pas se soulager. Nous craignons des séquelles graves. Nous plaidons pour son évacuation vers une structure de santé plus équipée, voire à l’étranger, afin d’éviter le pire ».
Des tirs ont été entendus à Gaki.
Le même jour, des coups de sommation ont été entendus à Gaki pour disperser les jeunes qui voulaient venger cet acte ignoble. Nos sources confirment que ces tirs ont été bel et bien lancé par les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) de Keri et des FARDC de Gombe, des centres de négoce situés à la frontière entre la RDC et l’Ouganda.
L’incident soulève des inquiétudes quant au respect des droits des citoyens et à l’usage de la force par les forces de sécurité. Une enquête devrait être menée pour établir les responsabilités et garantir que justice soit rendue à la victime.
Rédaction
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Le pays est partant…