La justice populaire se fait de nouveau parler d’elle dans le Territoire d’Aru au Nord-Est de la province de l’Ituri. Un jeune homme de 24 ans, attrapé les mains dans le sac entrain de voler des chèvres vers 3 heures du matin du samedi 13 mars 2021, a été lynché par la population en colère. Ce drame s’est passé en chefferie des Lu, groupement Panduru, au village Adhiku 2 dans les périmètres de l’ISEAV ARU.
La victime de cette justice populaire, Monsieur Androa Ozimati, bien connu à Zua- Idée au Quartier Essefe dans la Commune Rurale d’Aru sous le sobriquet de Silencieux, est originaire du village Nyirivu, groupement Atekule en chefferie des Otso. Il laisse 3 enfants dont l’aîné a 7 ans.
« Tôt le matin vers 3 heures, il est allé voler les chèvres dans les périmètres de l’ISEAV ARU. Alors que la population en avait marre, elle s’est ruée sur Monsieur Silencieux, le tabassant à mort. Et finalement il a été acheminé au bureau de la Police Nationale Congolaise, commissariat Communal qui n’a pas tardé. Il a rendu l’âme lorsque la police l’a ramené à la structure sanitaire pour des soins », raconte à aruinformation.com le
Bourgmestre de la Commune Rurale d’Aru, l’ingénieur technicien Johnny Wadri Adyoma.
Ce dernier déplore et condamne cette nième situation de justice populaire.
« L’ État a établi la justice pour que quelqu’un qui est lésé y présente sa situation. On ne se met pas à trouver soi-même une solution à ses problèmes. Par là, la justice populaire n’est pas à tout cas une bonne chose ; il faut déférer devant les staffs judiciaires les cas qui ne tiennent pas debout » a martelé le bourgmestre Johnny Wadri Adyoma.
Eu égard à ce drame, il encourage les jeunes à l’entrepreneuriat pour se forger une place digne dans la société au lieu de se livrer à de sales besognes comme vol sous toutes ses formes.
« Au jeune âge, on a encore de l’énergie ; on peut entreprendre quelque chose utile pour survivre dignement. Sinon actuellement la situation que la population vit est telle que la vigilance est faite par tout le monde. Quand quelqu’un est attrapé dans de sales besognes, le pire peut lui arriver », conclut le No 1 de la Commune Rurale d’ Aru.
Rédaction
