Ces derniers temps, bien des gens ont entendu parler d’un insecte présent sur les feuilles des maniocs. La présence des ces insectes dangereux est actuellement signalée à Ariwara dans la chefferie des Zaki, territoire d’Aru, à la limite avec les pays voisins dont l’Ouganda et le Sud Soudan en Ituri.
Une question qui inquiète la population de ce coin si la consommation des feuilles de manioc entraînerait la mort.
Docteur Théophile Ponde, contacté par aruinformation.com ce mardi 01 mars, revient sur l’origine de ces insectes.
« Ces insectes étymologiquement s’appellent Spalgis Epuis. C’est un petit papillon qui est souvent discret, ayant une petite taille, avec une couleur terne, vivant dans les régions forestières et boisées », analyse ce Docteur.
Comment ces incestes se nourrissent-il?, Théophile Ponde réagit:
« Ces insectes, dans leur stade larvaire, se nourrissent des aliments non habituels pour les espèces de la famille des lycaenidaes. Ils mangent les champignons, les bois morts, les lichens, les cycadales, les larves des fourmis et des homoptères, les fougères, les conifères mais exceptionnellement les plantes à fleurs », poursuit-il.
« Parfois, la larve de Spalgis Epuis est prédateur des espèces comme la cochenille et des pucerons ».
Ce spécialiste en santé pense qu’en RDC, la diminution des espaces forestiers et la rareté de ses aliments qui les servent de vivre et le changement climatique seraient à l’origine du changement comportemental de cette espèce de petit papillon Spalgis Epuis d’où, nous voyons son adaptation sur le manioc.
Et d’ajouter:
« Nous pouvons voir, ses larves se retrouvent sur le manioc puisqu’elle se nourrit des larves de cochenilles qui sont présentes sur la culture de manioc »
Docteur Théophile Ponde dans cette longue interview, est aussi revenu sur la morphologie de cette espèce rare.
« Sur le plan morphologique de cet insecte et ce qui pousse les gens d’avoir une interprétation satanique est que la larve de Spalgis Epuis est différente de la larve des autres Lépidoptères. Chose qui lui confère un caractère mystérieux », pense-t-il
Pour lui, Il s’agit bien de la nymphe ou pupe. C’est cela que nous voyons sous forme de tête d’un singe. Et nous ajoutons que cet insecte n’est pas ravageur des cultures, il ne détruit pas les cultures. Au contraire, il protège les cultures contre les ravageurs, au même titre que la coccinelle scientifiquement appelée Adalia Bipunctata ».
M. Ponde précise qu’il n’y a pas une lutte scientifique contre ses insectes.
« Pour lutter contre ses insectes. Une lutte chimique ne se justifie pas de l’ordre scientifique. Si vous voulez bien consommer vos feuilles de manioc, enlever juste délicatement l’insecte sans le tuer et remettez-le sur un bananier ou ailleurs. Lavez bien vos mains et vos feuilles de manioc pour une préparation cuisinière », rassure-t-il.
Docteur Théophile Ponde conseille à la population d’Aru de ne pas paniquer ni à la diabolisation moins encore une mystification sur ces insectes », conclut-il.
Après les images des réseaux sociaux, la présence des ces insectes est aussi signalée à Ariwara dans la chefferie des Zaki.
Pour rappel, plusieurs images provenant des réseaux sociaux, montrent ces insectes considérés comme destructeurs des feuilles de manioc et d’autres feuilles de consommations.
Jean Chrys Cazuar Enga

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