Plus de 600 mamans marchandes au marché central de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri ont accusé mardi 10 décembre 2024, lors d’une manifestation, le maire policier de la ville d’être à la base d’une série de vente des étalages et hangars au sein de ce marché qui est considéré comme la dernière survie.
Après le dépôt de leur lettre adressée aux différentes autorités de province dont le gouverneur militaire, ces femmes déplorent l’habitude de l’autorité urbaine qui selon elles, n’a jamais respecté ses propres paroles sur cette affaire.
« Le maire de la ville avait dit aux mamans qu’il n’allait pas vendre cet endroit, mais aujourd’hui à notre grande surprise, nous voyons la fondation d’une maison à nos places ici, et la destruction de nos étalages et hangars », déplorent ces femmes dont la plupart d’entre elles sont veuves.
Présidente de l’association des vendeuses au marché central qui défend la cause de ses consœurs, dit vivre actuellement en insécurité après les menaces du commandant de la police de ce marché.
« Aujourd’hui je vis en insécurité, je ne suis pas à l’aise dans ma peau, le commandant de la police du marché central nous menace et moi particulièrement je suis la cible », a dit à aruinfos.com la présidente de l’association des mamans vendeuses de ce marché avec des larmes aux yeux.
Pour exprimer leur mécontentement, ces femmes vendeuses ont déposé des lettres au gouvernorat, ANR, Parquet général, Mairie…, avec comme objectif principal qu’elles soient remises dans leurs places qu’elles occupent depuis plus de deux décennies.
« Nous demandons l’intervention du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant général Luboya N’Kashama Johnny pour décanter cette situation, il est notre dernier espoir car nous ne savons pas comment nous allons nourrir nos familles, qu’il nous aide vraiment ».
En réaction mercredi 11 décembre, le maire policier de la ville, le commissaire supérieur principal Mbuyi Kola Bosco dément les accusations de ces femmes vendeuses en parlant d’une manipulation et les invite à collaborer.
« Je n’ai vendu aucun hangar ou espace au marché central, nous sommes plutôt en train de moderniser le marché et ces mamans marchandes semblent être manipulées par des inconnus, je les appelle à venir dans mon bureau pour les échanges ».
Notez que cette affaire des hangars et étalages au marché central de Bunia fait parler d’elle depuis près de 4 mois.
Rédaction
