La mutualité des filles du territoire d’Aru a marqué la clôture du mois dédié à la femme, dimanche 29 mars 2026, dans la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo, au cours d’une rencontre ayant réuni plusieurs de ses membres autour d’un moment de réflexion et d’échange.
Placée sous le thème provincial « Droit, justice, action et participation : gage de la paix et de l’autonomisation durable de la femme et de la fille de l’Ituri », cette activité a permis aux participantes de revisiter les enjeux liés à la promotion des droits des femmes dans la province.
Prenant la parole, la présidente de la mutualité, Espérance Ayikoru a insisté sur l’importance de la connaissance des droits comme base de toute revendication :
« Aucune femme ne peut parler de ses droits sans les connaître. Cette séance était pour nous un moment de complémentarité afin que chaque femme s’approprie ses droits fondamentaux, notamment le droit à l’éducation, à la santé et à la sécurité et tant d’autres ».
Elle a précisé que cette démarche vise à renforcer la capacité des femmes à se défendre et à agir en toute légitimité :
« Nous avons, en tant que filles d’Aru, des droits fondamentaux que nous devons d’abord maîtriser avant de les revendiquer ».
Abordant la question de la justice, la présidente a souligné son rôle central dans la protection des femmes :
« La justice est essentielle pour garantir les droits de la femme face aux violences et aux discriminations ».
Elle a également encouragé les femmes à passer à l’action et à devenir actrices de leur propre développement :
« Les femmes doivent prendre des initiatives locales pour améliorer leurs conditions de vie, ne pas croiser les bras et viser leur indépendance ».
Sur la participation, Espérance Ayikoru a appelé à un engagement à tous les niveaux :
« Nous devons participer partout où nous nous retrouvons, dans les petites activités, au niveau local, national et même international, afin de contribuer à l’émergence de notre pays ».
Enfin, évoquant l’autonomisation, elle a insisté sur le rôle actif que doivent jouer les femmes dans la société :
« Aujourd’hui, la société a besoin des femmes capables de réfléchir, de se battre pour leur bien-être, celui de leur foyer, de leur territoire et même du monde, et non de celles qui attendent tout des autres ».
Dans un message fort adressé aux jeunes filles, elle a conclu :
« En tant que filles du territoire d’Aru, nous ne devons pas nous sous-estimer. Nous avons la capacité de contribuer à la paix et au développement de notre province ».
Un message clair que les filles d’Aru ne veulent plus être spectatrices, mais actrices d’un avenir où leurs droits, leur engagement et leur autonomie deviennent les piliers d’une Ituri plus juste et plus apaisée, a appris Aruinfos.com
Cédrick Arnold
