
C’est ce 19 août que le monde commémore chaque année la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Dans ce contexte actuel de crises internationales, M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, monte au créneau à l’occasion de cette journée à New York, pour un plaidoyer en faveur des travailleurs humanitaires.
« Les travailleurs humanitaires sont la dernière bouée de sauvetage pour plus de 350 millions de personnes prises dans un conflit ou dans une négligence totale. Pourtant, le financement de cette bouée de sauvetage se tarit. Et ceux qui fournissent l’aide humanitaire sont de plus en plus attaqués, tel est le cas des pays africains, comme la RD Congo et le Soudan. Le droit international est clair : les humanitaires doivent être respectés et protégés. Cette règle n’est pas négociable et s’impose à toutes les parties au conflit, toujours et partout » déclare António Guterres, Secrétaire général des Nations unies.
Mr António Guterres interpelle les États membres au respect des humanitaires.
« Les gouvernements se sont engagés à agir et le Conseil de sécurité a tracé la voie à suivre pour protéger les humanitaires et leur travail de sauvetage. Les règles et les outils existent. Ce qui manque, c’est la volonté politique et le courage moral ».
Il n’a pas hésité à rendre hommage aux personnes tombées dans l’exercice du métier, et appelle à l’unité.
« En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, rendons hommage à ceux qui sont tombés en agissant. Protéger chaque travailleur humanitaire et investir dans sa sécurité. Mettre fin aux mensonges qui coûtent des vies. Renforcer l’obligation de rendre des comptes et traduire les auteurs en justice. Ensemble, disons-le d’une seule voix : une attaque contre les humanitaires est une attaque contre l’humanité. Et agissons pour l’humanité ».
Notons qu’en plus des travailleurs humanitaires tués en 2024 dans l’exercice de leurs fonctions ou à leur domicile, des centaines d’autres ont été blessés, kidnappés ou détenus. L’ONU craint le pire pour l’année 2025.
Héritier ANYUME