Un acte de vandalisme a été perpétré dans la nuit du lundi 12 janvier 2026, aux environs de 2 heures du matin, au quartier Sala Mbongo, dans le centre minier de Durba, en province du Haut-Uele, au nord-est de la République démocratique du Congo. Une horde d’hommes armés non autrement identifiés a fait irruption au domicile de Monsieur Tieriza Anguezi Careka, président des Transporteurs et coordonnateur provincial de Kari Lugbara, Kaliko et Madhi, semant la panique avant de procéder au pillage systématique de lieu.
Selon les premières informations recueillies, plusieurs biens de valeur ont été emportés, notamment une importante somme d’argent, des téléphones portables ainsi que d’autres effets dont l’inventaire reste à établir.
« Il s’agit d’un acte criminel grave, prémédité et inacceptable, qui porte atteinte non seulement à un individu, mais à toute une communauté », déplore le comité directeur de Kari.
Cet incident survient dix mois après le pillage diurne des opérateurs économiques ressortissants d’Aru, survenu le 25 mars 2025 à Durba, lors des manifestations des orpailleurs. Ce sinistre avait occasionné la perte d’importantes sommes d’argent et de quantités d’or. Selon une évaluation de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), section Durba, rendue publique le 26 mars 2025, les pertes subies par ces opérateurs étaient estimées à 312 254,8 dollars Américains, un montant qui, à ce jour, n’a toujours pas fait l’objet d’un dédommagement.
« Ce silence prolongé face aux préjudices subis renforce le sentiment d’abandon et d’insécurité au sein de notre communauté », souligne encore le comité à Aruinfos.com
Au-delà de ces faits marquants, plusieurs cas isolés de pillages, de cambriolages et même d’assassinats ont été signalés ces dernières années contre des fils et filles de Kari œuvrant dans la zone minière de Durba. Face à cette recrudescence d’actes criminels, le comité directeur de Kari a décidé de sortir de son silence.
« Nous ne pouvons plus nous taire face à des violences répétitives qui ciblent injustement les fils et filles de Kari Lugbara, Kaliko et Madhi », a martelé le président dans sa déclaration.
Le Comité rappelle qu’au fil des décennies de présence dans la province du Haut-Uele, les ressortissants de Kari ont toujours fait preuve d’une culture du travail, d’un esprit de cohabitation pacifique et d’un engagement constant pour le développement local.
« Nos contributions dans les secteurs minier, commercial et des transports témoignent de notre volonté de bâtir, et non de détruire », insiste-t-il, rappelant l’apport significatif de cette communauté au développement intégral de la province.
Dans ce contexte, un appel pressant est lancé au Gouvernement Congolais.
« Il est temps que l’État assume pleinement sa responsabilité régalienne de garantir la sécurité des personnes et de leurs biens », interpelle le comité directeur de Kari, qui exhorte également les autorités locales et provinciales à « renforcer les dispositifs sécuritaires dans cette zone minière stratégique ».
Parallèlement, le comité appelle tous les fils et filles de Kari à une vigilance accrue, dans un contexte national marqué par l’errance sporadique de groupes criminels, notamment dans l’est du pays.
« Nous invitons chacun à la prudence, sans céder à la peur ni à la vengeance », précise-t-il.
Et d’ajouter avec fermeté : « Quiconque verse le sang innocent ou vandalise injustement les biens des fils et filles de Kari doit savoir qu’il ne restera pas impuni. L’histoire du territoire d’Aru en est la preuve ».
Tout en exprimant ses compassions les plus sincères à Monsieur Tieriza Anguezi Careka ainsi qu’à toutes les autres victimes de ces actes, le comité directeur de Kari invite enfin ses ressortissants vivant et travaillant dans la zone minière de Durba à demeurer calmes et à collaborer étroitement avec les autorités établies :
« La vérité émergera grâce à la collaboration de tous, afin que justice soit faite et que la paix soit restaurée durablement », conclut le comité.
Cadeau Richard ONZOMA
