Le journaliste Sharif Bithum de la Radio Canal Révélation Bunia et du média en ligne tazamardc.net a été agressé puis déshabillé par les éléments de la police samedi 16 avril 2022 dernier aux environs de 19 heures 30 minutes locales, alors qu’il se rendait à la mosquée pour la prière du soir.
A ce propos, l’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC/Ituri n’a pas gardé son silence. Elle a réagi par le biais de sa présidente, section de l’Ituri, Madame Christine Abeditho, exigeant dans les 48 heures qui suivent la poursuite et des sanctions exemplaires à l’endroit des militaires et policiers ayant commis cette sale besogne.
« L’union nationale de la presse du Congo, UNPC section de l’Ituri condamne avec la toute dernière énergie le traitement dégradant infligé au journaliste Sharif Bitum Ali de la Radio Canal Révélation de Bunia par certains éléments de la Police nationale congolaise et militaire de la FARDC patrouilleurs, samedi 16 avril 2022. Devant ce calvaire subi par notre confrère, nous exigeons dans 48 heures des poursuites et sanctions exemplaires à l’endroit de militaires et policiers qui ont commis cet acte ignoble contre ce chevalier de plume qui n’est pas à confondre avec des malfrats ou miliciens »
Souhaitant également que dans les jours à venir, qu’aucun autre cas ne se reproduise. Et en cas où cette revendication ne sera pas considérée, l’UNPC se réserve le droit de prendre toute autre décision.
« Notre souhait ardent est que pareille barbarie ne puisse plus se répéter. Sinon, l’UNPC Ituri se réserve le droit de prendre toute autre décision contre l’armée et la police, pourtant considérées comme des partenaires privilégiés de la presse », condamne la présidente de l’UNPC Ituri, dans un audio parvenu à aruinformation.com ce lundi 18 avril 2022.
Sachant qu’il ne s’agit pas d’un premier cas en 2022, la présidente revient également sur le fait précédant.
« Il sied à signaler que cet acte arrive après l’acte qu’a subi le journaliste Nickson Manzekele de la Radio Télévision Mont Bleu de Bunia, le 18 janvier 2022 où, il avait subi de coups et blessures, extorsion de ses biens et la menace de mort. Le dossier reste en souffrance jusqu’à nos jours ».w s’indigne-t-elle.
« Ainsi l’UNPC demande à tous les journalistes de garder le calme et de travailler comme il se doit surtout dans le respect de code d’éthique et déontologie et dénoncer tout mal », peut-on lire dans la conclusion de Madame Christine Abeditho ,alors présidente de l’UNPC section de l’Ituri.
Rappelons que peu avant la déclaration médiatique de l’Union Nationale de la Presse du Congo, la victime a eu à déposer sa plainte afin que les auteurs de la barbarie répondent de leurs actes.
La rédaction
