
Deogratias Bungamuzi, cet habitat de la ville de Bunia en Ituri, a déposé ce vendredi 18 Mars 2022 une requête auprès du Gouverneur Militaire, sollicitant la suspension des activités de
toutes les ASBL à caractère
communautaire.
Dans cette correspondance adressée à l’autorité Provinciale Militaire consultée par aruinformation.com, ce dernier sollicite la suppression notamment des ASBL à caractère communautaire dont Zunana, ENTE, Lori, Akatebe, G5, Unadi et d’autres, afin de permettre le renforcement du pouvoir coutumier par la création d’une
conférence des Chefs
coutumiers de l’Ituri pour aider l’État de siège.
Deogratias Bungamuzi Kukwano, justifie sa démarche suite à appel du Gouverneur Militaire, demandant l’implication de tous pour la pacification et la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la Province de l’Ituri,
en prônant la paix, la cohabitation pacifique et la cohésion sociale, et dont il estime que sa requête est un moyen plus efficace.
Notre source fait savoir qu’à cause des asbl communautaires, les Chefs coutumiers responsables des Entités légalement
établies ont perdu leur pouvoir et autorité à l’intérêt des personnes qui se sont multipliées dans la ville de Bunia et ailleurs, se nommant Notables, pourtant
non connus parfois même dans leurs chefferies respectives.
Pour lui, depuis le début de la dégradation de la
situation sécuritaire en Ituri en 2017 et bien avant elle, nous avions assisté à
plusieurs actions et interventions menées par les asbl au nom et pour le compte
des communautés, et ce, dans l’objectif politique de se défendre ou de s’accuser mutuellement, mais jamais l’apport d’une étude approfondie pour arriver à des pistes de solution positives sur ce que traverse cette Province.
Et d’ajouter que pourtant, dans la quintessence même
portant création desdites asbl, l’objectif était de propulser leurs membres aux
idéaux nobles et contribuer au développement et changement des mentalité mais aujourd’hui ce sont les mêmes membres de ces structures qu’on retrouve dans les groupes armés qui endeuillent la Province et nous assistons aujourd’hui, quand on participe aux réunions de ces structures, rien que des approches qui restreints les réflexions en terme des tribus et communautés et,
lesquels, risqueront de créer un mur dans la génération future en considérant
que telle communauté est diabolique qu’il faut toujours s’en méfier et dont seul
est ton frère, celui de ta communauté.
Est-ce l’avenir que nous voulons
réellement pour nos petits-frères et sœurs, sans une cohésion et cohabitation
les uns les autres ?
Depuis votre installation en Ituri, vous avez rencontré presque toutes ces structures sous label communautaire, aviez vous pu du moins comprendre réellement leur apport aux fins de restauration
de l’autorité de l’Etat, si ce n’est que venir se défendre et accuser les autres ?
D’où on ne doit pas continuer à tolérer ces genres des structures.
Avec l’UNADI qui est censée regrouper
toutes ces communautés, nous devons le dire, avec franchise, qu’elle a échoué à sa mission car aucune initiative par elle envisagée n’a atteint son objectif et,
aujourd’hui cela nous donne l’impression d’une organisation lucrative et de
positionnement politique devant la face publique sans citer le G5-A et consorts, s’interroge-t-il.
Déogratias Bungamuzi Kukwano, ce citoyen Iturien estime que la restauration de l’autorité de l’Etat
passe en premier lieu par la restauration de la parfaite relation et collaboration
qui doit exister entre le pouvoir coutumier et les autorités, car étant un atout
majeur pour ramener la paix en Ituri.
Un autre avantage de la création de cette
conférence des chefs coutumiers, c’est aussi créer un climat d’amitié, de
cohésion et de fraternité entre différents chefs coutumiers issus des différentes
communautés.
Notre source pense que l’autorité Provinciale Militaire prendra une
décision noble et réfléchie à ses intentions positives de contribuer à
une province de l’Ituri de paix et d’amour.
Jusqu’ici, rien n’a filtré sur ce que pense déjà l’équipe du Gouverneur Militaire sous l’État de Siège. Wait and see, disent les anglais.
La rédaction
Un commentaire
Je pense qu’il faut lui donner raison !