Le député provincial Gabriel Azio Ovoa, alerte sur un conflit de terre au village Ongo, dans le groupement d’Awuko, chefferie des Aluru, territoire d’Aru en Ituri (RDC) entre les villageois et des exploitants miniers et exige la suspension de toute activité y afférente.
« Je porte à la connaissance de l’opinion publique et des autorités compétentes qu’une situation préoccupante se déroule actuellement depuis le début du mois de mars 2026, celle d’une activité d’exploitation minière qui est signalée dans le territoire d’Aru, dans la chefferie des Aluru, groupement d’Awuko, au village Ongo, plus précisément dans la concession appartenant à l’église CECA-20 et pourrait être à la base d’une tension et j’exige la suspension de toute activité liée à l’exploitation », a fait savoir Gabriel Azio Ovoa, élu d’Aru.
Il affirme avoir échangé avec la population
« Selon les informations recueillies auprès de la population locale, cette exploitation est menée par une société non autrement identifiée en collaboration avec ses partenaires Chinois. Or, plusieurs éléments indiquent clairement que les exploitants n’ont pas suivis les procédures administratives et légales requises pour mener ce type d’activité. Une telle situation constitue une violation grave des dispositions qui encadrent l’exploitation des ressources naturelles dans notre pays », dénonce l’élu du peuple.
Il appelle à l’identification des autorités complices
« Plus préoccupant encore, des soupçons persistants font état de la complicité ou de la tolérance de certaines autorités administratives locales qui auraient fermées les yeux sur ces activités irrégulières. Si ces allégations s’avèrent fondées, elles traduiraient un manquement grave au devoir de protection des intérêts de la population et du patrimoine national », s’insurge Gabriel Azio Ovoa interrogé par Aruinfos.com
La probable complicité des autorités pointé du doigt
« Face à cette situation, la population locale manifeste une vive inquiétude et une profonde indignation. Plusieurs habitants dénoncent la répétition de ces pratiques et affirment que ce n’est pas la première fois que de telles exploitations illégales se fassent dans cette même contrée. Cette récurrence alimente un sentiment d’injustice et de frustration. Aujourd’hui, la tension monte dans la zone. Certains membres de la population menacent déjà de se révolter et de se prendre en charge pour défendre leurs droits et leurs terres, si aucune mesure rapide n’est prise pour mettre fin à cette exploitation jugée illégale. Au regard de la gravité de la situation, j’exige la suspension immédiate de l’activité d’exploitation menée par cette société et ses partenaires dans cette concession, en attendant qu’une clarification complète soit faite sur la légalité de ces opérations. Je demande également l’ouverture d’une enquête administrative et indépendante afin d’établir les responsabilités ; que toute autorité administrative impliquée dans ces pratiques soit identifiée et sanctionnée conformément à la loi ; que les droits de la population locale et de la concession de l’église CECA-20 soient respectés ; et que toute activité minière dans la zone se fasse désormais dans la transparence et dans le strict respect des lois de la République. La protection de nos ressources naturelles, le respect de la loi et la préservation de la paix sociale exigent que les autorités compétentes prennent des mesures urgentes et responsables afin d’éviter toute escalade de tension dans cette partie de l’Ituri. Je reste attentif à l’évolution de cette situation et appelle les autorités à agir sans délai pour rétablir l’ordre et la légalité », rappel M. Azio, député provincial de l’Ituri.
Si aucune déclaration officielle des autorités n’est enregistrée en ce jour, la passivité des autorités de l’état de siège d’Aru dans la résolution définitive de différents conflits est souvent pointé du doigt par la population. Par conséquent, cet élu recommande aux autorités de s’impliquer dans la résolution de tous les maux pouvant mettre en mal la quiétude longtemps observée dans le territoire d’Aru et appelle la population à préserver la paix sociale, conclut-il.
Jean-Chrys Cazuar Enga
