L’ONG ambassadeur de bonne volonté RD Congo dit ne pas comprendre la non implication des entreprises minières hautement placées pour le développement de la province.
Sylvain Agenorwoth, coordonnateur de cette ONG fait allusion particulièrement à l’entreprise Kibali GoldMines. Pour lui, cette société minière doit à la province de l’Ituri une somme de 6.767.380 dollars américains, malgré son interpellation par la Direction Générale des Recettes de l’Ituri (DGRPI).
« Certaines entreprises qui font leurs transit à partir de l’Ituri, refuse d’honorer les taxes dues à l’État ou à la province de l’Ituri. Le Congo tout entier, même l’Ituri particulièrement surtout demeurent des entités politico-administratives qui nécessitent assez de moyens », ajoute-t-il.
Et de poursuivre:
« Nous ne comprenons pas comment est ce que les entreprises qui sont censées accompagner le processus de développement de notre pays n’arrivent pas à le faire », a déclaré Sylvain Agenorwoth à aruinformation.com
Il précise qu’il s’agit de l’entreprise Kibali GoldMines qui doit plus de 6 millions de dollars américains au gouvernement de la province de l’Ituri.
« C’est un crime. Je pense que aujourd’hui Kibali GoldMines se classe parmi les acteurs qui déstabilisent la province de l’Ituri, a-t-il rassuré ce dimanche 14 octobre 2021.
ABV-RDC annonce une pétition dans les jours prochains contre ce géant minier.
« Nous avons écrit au gouvernement. Nous avons également écrit à la dite entreprise. Nous nous préparons à lancer une pétition pour nous exprimer. Puisque nous pensons en tant qu’organisation citoyenne, nous avons des moyens pacifiques pour agir. Et donc nous croyons qu’à travers une pétition qui va récolter plus de cent mille signature, nous allons exprimer notre vœu de voir cette entreprise payer six millions de dollars à la province de l’Ituri.
Spécialisé dans l’exploitation de l’or, Kibali GoldMines est basé à Durba dans la province voisine du Haut-Uele depuis 2009, où les véhicules de cette société transitent par le territoire d’Aru pour relier l’Ouganda ou d’autres entités de l’Ituri.
Nos efforts pour joindre le responsable de la société Kibali GoldMines n’ont pas abouti pour avoir leur version des faits.
Anastasie Neema
