Au cœur de la chefferie des Zaki, dans le territoire d’Aru, en province de l’Ituri, un conflit foncier latent refait surface dans le quartier Andia, où s’oppose les habitants à l’église Catholique locale du diocèse de Mahagi-Nioka (RDC), revendiquant la propriété d’une concession située en plein centre commercial d’Ariwara où des prix ont été fixés.
Autour d’Alphonse Etoma Kelea Avo, chef de la chefferie des Zaki, les services de sécurité et des personnalités y étaient présents pour la prise de cette mesure visant à restaurer la paix sociale.
« Les occupants devront s’acquitter des frais de régularisation, en fonction de la position de leur parcelle », ont convenu les participants à cette rencontre.
– 10 000 dollars pour les parcelles au bord de la route principale ;
– 5 000 dollars pour celles situées derrière cette route, en face de la deuxième rue ;
– 3 000 dollars pour les parcelles du deuxième rang ;
– 2 500 dollars au troisième rang ;
– 500 dollars pour celles du quatrième et dernier rang.
Cependant, un traitement particulier sera réservé par le diocèse de Mahagi-Nioka pour certains cas spécifiques dont les établissements scolaires, marchés, églises, infrastructures publiques et situations sociales particulières pourront bénéficier d’exemptions ou d’arrangements spécifiques.
Une procédure rigoureuse a été mise en place pour sécuriser les paiements. Les intéressés devront passer par le bulletin diocésain, un contrôle par la CADECO, la délivrance d’un reçu officiel, un enregistrement paroissial, ainsi qu’un timbre certifié.
Le chef coutumier, Mr Etoma Kelea, dans une déclaration exclusive ce mardi 22 octobre 2025 à Aruinfos.com, a appelé les habitants à la retenue et au calme, en attendant l’évolution du dossier.
Il a précisé qu’un délai de régularisation sera communiqué ultérieurement, invitant chacun à se conformer aux instructions sans agitation.
« Que chacun retienne bien la date du vendredi 17 octobre 2025. C’est le point de départ vers la régularisation. Mais cela doit se faire dans les règles, directement via la CADECO, et non dans les mains d’un particulier », a-t-il martelé, avant de prévenir : « Combattre le diocèse, c’est comme s’opposer à l’État lui-même ».
Cette décision continue de susciter des réactions contrastées au sein de la population, certains dénoncent des montants trop élevés, tandis que d’autres y voient une opportunité de régulariser le dossier de leur statut foncier de manière officielle. Le diocèse, de son côté, insiste sur une approche fondée sur la justice, la paix sociale et le respect du droit.
James METALOR
