
L’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC en sigle, sous-section du territoire d’Aru en province de l’Ituri, s’est finalement exprimée mardi 21 octobre 2025 au sujet de l’enlèvement et agression brutale dont a été victime le journaliste Jules Bhaloba de la Radio Communautaire Simba et Aruinfos.com, deux médias du centre commercial d’Ariwara, dans la chefferie des Zaki, dans la partie nord-est de RD. Congo.
Dans une déclaration officielle, Issac Etsoni Ondoa, président de l’UNPC-Aru confirme les faits et condamne fermement l’attaque, et exige que justice soit rendue.
« Tout a commencé lorsque le journaliste Jules Bhaloba se trouvait dans les locaux de sa station radio. Des individus non identifiés ont fait irruption, l’ont enlevé de force et conduit au quartier Andia, en plein cœur du centre commercial d’Ariwara. Sur place, l’homme de média a été violemment passé à tabac par un groupe d’agresseur. Ce n’est que grâce à l’intervention de quelques témoins, qui l’ont reconnu en raison de sa profession, que son calvaire a pu être interrompu. Il a été rapidement transporté à l’hôpital pour y recevoir des soins appropriés ».
D’après les premières informations recueillies auprès de la famille de la victime, cette agression serait liée à une ancienne affaire remontant à 2014. Il s’agirait d’un contentieux non résolu entre la famille du journaliste et les présumés agresseurs. Ces derniers auraient alors choisi de se rendre justice eux-mêmes, au lieu de recourir aux voies légales et aux services compétents.
Par conséquent, la corporation des journalistes d’Aru a dénoncé cette pratique d’auto-justice, soulignant qu’elle constitue non seulement une infraction grave, mais aussi une menace à la liberté de la presse et la sécurité des journalistes.
Face à cette situation, l’UNPC sous-section d’Aru a officiellement saisi le chef de parquet près le Tribunal de Paix d’Aru. Une lettre de dénonciation a été déposée, détaillant les faits et les infractions constatées dans l’objectif de voir les responsables poursuivis conformément à la loi.
Par ailleurs, l’organisation a alerté les autorités à tous les niveaux : nationales (Kinshasa), provinciales, territoriales, ainsi que les services de sécurité locaux, afin que de telles dérives ne restent pas impunies.
Le président de l’UNPC a salué le travail des services de sécurité qui ont permis l’arrestation de deux présumés agresseurs impliqués dans cette affaire. Il appelle désormais à ce que ces derniers répondent de leurs actes devant la justice, et exhorte les autorités à les amener à révéler l’identité de leurs complices.
L’UNPC-Aru rappelle enfin que la liberté de la presse est un droit constitutionnellement garantie en République démocratique du Congo, et que toute atteinte à l’intégrité physique ou morale d’un journaliste constitue une grave violation de ces droits, a appris Aruinfos.com
James METALOR