
Le paludisme étant une maladie ayant un grand pourcentage de mortalité dans la zone de santé d’Adi, le médecin chef de zone d’Adi rappelle la prise au sérieux de la menace du paludisme qui fait rage en chefferie des kakwa, territoire d’Aru en Ituri.
C’est dans une interview exclusive accordée à aruinformation.com que ce responsable de santé a révélé le chiffre de 34 026 soit 66,5 %, de cas du paludisme sur un total de 51 205 cas enregistrés dûs aux cinq pathologies fréquentes, selon la morbidité et une statistique de 49 décès soit 47,6 % sur un total de 103 décès enregistrés, en 2022, suite à la menace de cinq pathologies dont le paludisme, l’insuffisance rénale aiguë, les maladies diarrhéiques et les infections sexuellement transmissibles.
Occasion pour lui de faire appel aux 210 417 habitants de sa zone à la prudence et au respect des mesures pouvant épargner du paludisme.
« Nous tenons informés la population que le paludisme constitue une première maladie qui fait souffrir plus la population dans notre zone de santé, c’est aussi la première maladie qui tue plus dans notre communauté. Pourtant une maladie que nous pouvons éviter en privilégiant l’hygiène intra et extra domiciliaire, et éviter des saletés pouvant occasionner la multiplication des moustiques anophèles et strictement dormir sous nos moustiquaires »
M. Ozimati a également interpellé les femmes enceintes.
« Nous demandons aux femmes de venir régulièrement aux séances des consultations pré-natale. Une fois qu’une femme constate qu’elle est enceinte, qu’elle vienne à l’hôpital pour un suivi afin d’accoucher dans des bonnes conditions car le gouvernement a mis en place un mécanisme pour la protection contre le paludisme chez les femmes enceintes », a-t-il conclu.
Rappelons que la zone de santé rurale d’Adi couvre toute la surface de la chefferie des Kakwa et enregistre pendant plusieurs années beaucoup de décès dûs au paludisme.
Cléopas MABANZO