La coordination de la société civile chefferie des Kakwa alerte sur la dégradation de la situation socio-économique de cette entité territoriale décentralisée, en territoire d’Aru, en province de l’Ituri.
D’après cette structure citoyenne, ce coin de la République Démocratique du Congo (RDC), connait actuellement une famine due à la mauvaise production agricole.
« En ces jours, nous importons environs cinquante tonnes de manioc, pour la survie quotidienne et pourtant nous avons des champs des maniocs. Fort malheureusement avec une mauvaise production et la récolte d’une mauvaise qualité », explique le secrétaire rapporteur de cette structure, Nicolas Idroru.
Ce dernier demande au gouvernement congolais de venir en aide à cette population.
« Nous demandons au gouvernement de la RDC, dans son ministère de l’agriculture, pêche et élevage et d’autres partenaires et intervenants humanitaires de nous venir en aide. Nous avons besoin des semences améliorées des boutures de manioc », a conclu le secrétaire rapporteur de cette structure à aruinformation.com
Cette situation pousse la population à aller se ravitailler à farine de manioc à la République de l’Ouganda. Pourtant une entité agro-pastorale capable de se prendre en charge.
Rappelons que c’est depuis une décennie qu’une anomalie de pourriture ravage les champs des maniocs provoquant ainsi des conséquences graves sur la survie quotidienne.
Cléopas MABANZO

2 commentaires
L’information est à notre vision alarmante et nécessite une consideration au niveau provincial ou même national, depuis l’ors nous assistons aux négligences de la part de nos autorités, celle-ci doit être amplifiée et nous vous remercions pour ce travail aller de l’avant.
Merci pour cette alerte. C’est vrai que nous traversons la pire de situation de famine qu’à connue notre Chefferie. Personne ne peut garder silence car
c’est grave de voir que nous vivions grâce à la farine de mauvaise qualité venant d’ailleurs alors que nous disposons suffisamment des terres arables et d’une jeunesse capable de retrousser les manches pour produire si pas seulement le manioc comme aliment de base préféré mais aussi des maïs pour assurer la diversité alimentaire. Quels sont les efforts de notre gouvernement en faveur des agriculteurs. Il fallait des intrants agricoles de bonne qualité (semences et un encadrement permanent) des producteurs. Quand cela ne tienne, nous demandons à toute la population victime de prendre de dispositions pour cultiver des maïs, sorgho nains, patates douces et légumes au bas-fonds quelle que soit la qualité de semences. Et prions au gouvernement tant provincial que national et à tous ses partenaires de bien vouloir faire quelque chose en faveur de la sécurité alimentaire de cette communauté très vulnérable. Quant aux autres partenaires qui oeuvrent déjà sur le terrain, peuvent-ils augmenter leur capacité d’aide ?