Le phénomène de tapage nocturne prend une allure de plus en plus inquiétante ces derniers temps dans la chefferie des Mokambo, située dans le territoire de Mahagi, et dans ses environs, entraînant des dégâts et perturbant la quiétude des habitants.
À Jupanyarabi, dans le groupement Apala, ce phénomène a dégénéré la semaine du 19 avril dernier. Cette localité, située à une quatre-vingtaine de kilomètres au sud de la commune rurale de Mahagi, a été le théâtre d’un incident grave au cours du quel un jeune homme a été grièvement blessé à l’aide d’un objet tranchant.
Contacté ce jour par Aruinfos.com, M. Jakisa Upenjimungu, chef d’antenne de la société civile dans le groupement Apala, explique qu’à l’origine des faits, deux individus se seraient livrés à une bagarre après avoir consommé des boissons fortement alcoolisées.
« Deux hommes se sont battus après avoir consommé des boissons fortement alcoolisées, et l’un d’eux a utilisé une bouteille pour blesser son compagnon. La victime, âgée d’environ 20 ans, a été évacuée en urgence à l’hôpital général de référence d’Angumu pour recevoir des soins appropriés, tandis que le présumé agresseur a été interpellé par les services de sécurité », a-t-il fait savoir.
Face à la recrudescence de ce phénomène, le chef d’antenne de la société civile appelle les autorités compétentes à agir.
« Nous demandons aux autorités d’interdire le tapage nocturne dans toute la chefferie afin de garantir la sécurité des personnes », plaide-t-il
Par ailleurs, M. Jakisa Upenjimungu alerte également sur les conséquences sociales de cette situation.
« Cette situation met en danger l’éducation des enfants et favorise les cas de grossesses précoces chez les mineurs », a-t-il souligné.
Alors que les cas se multiplient dans la chefferie des Mokambo, la société civile redoute une aggravation de l’insécurité si des mesures concrètes ne sont pas prises dans les plus brefs délais pour encadrer les comportements à risque.
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