Le marché nocturne se porte en merveille surtout au centre négoce Odjipaku au groupement Eru en chefferie des Otso dans le Territoire d’Aru au Nord-Est de la province de l’Ituri.
Finalement le chef de groupement Eru hausse le ton et interdit désormais dans sa juridiction ce phénomène communément appelé
« raha » qui favorise la dépravation des mœurs dans le milieu.
Le dernier cas à date est celui d’une jeune fille mère d’une vingtaine d’années en provenance du village Wani. Elle a déposé son enfant d’une année et deux mois dans la cuisine d’une famille de Odjipaku qu’elle ne connaît même pas aux environs de 22 heures dans la nuit de samedi à dimanche 18 avril 2021. Dans l’entre temps, elle est allée se réjouir au « raha ». Cet enfant a été sauvé de justesse vers 4 heures du matin par le propriétaire de la cuisine et les voisins après avoir été alertés par les cris de l’enfant déjà fatigué de pleurer.
Selon notre source, cette fille mère et son enfant ont été transférés à la police nationale congolaise de Otse, chef-lieu de la chefferie des Otso.
Le chef de groupement Eru, Monsieur Awua Titia Jérôme, déplore par la même occasion les cas des élèves qui viennent danser toute la nuit au « raha » de Odjipaku et qui se rendent le matin à l’école pour dormir sur les bancs. C’est pourquoi, il appelle les parents à prendre soin de leurs enfants. Il prévient aussi le propriétaire de « disco » à la base de ce marché nocturne.
« Ce qui se passe à Odjipaku ne nous enchante pas. Notre jeunesse se déprave, notre avenir se meurt. C’est pourquoi, j’ interpelle les parents qui laissent sortir leurs enfants surtout élèves dormir dans le marché nocturne de Odjipaku à prendre leur responsabilité en mains. J’interpelle également le propriétaire de disco qui diffuse des musiques d’une manière incontrôlée. Il sera responsable en cas des problèmes. A partir d’aujourd’hui, je ne veux plus entendre parler de raha », a-t-il dit à aruinformation.com.
Même son de cloche de la part de l’infirmier titulaire de centre de santé Yofenyiri qui déplore à la suite de marché nocturne plusieurs cas de grossesse précoce avec des complications à l’accouchement. Pour lui, les parents et les autorités politico-administratives doivent s’impliquer pour que cesse ce phénomène « raha ».
Nicole Lebabo
