La montée de l’insécurité dans le centre commercial d’Ariwara, situé dans la chefferie des Zaki, territoire d’Aru, en province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la population. Depuis le début du mois d’avril 2026, cette zone de négoce fait face à une recrudescence des actes d’insécurité, plongeant les habitants dans une véritable psychose.
Face à cette situation jugée alarmante, le député national Orodrio Angupi Robert, élu de la circonscription d’Aru, a formulé une série de recommandations à l’attention des autorités à tous les niveaux dont la rédaction Aruinfos.com a exploité une copie.
Au niveau du gouvernement central, l’élu recommande notamment de renforcer immédiatement la présence des forces de sécurité, FARDC et PNC, à Ariwara, conformément au principe de protection des populations et de leurs biens consacré par le décret n°22/44. Il propose également de déployer une unité spéciale de stabilisation urbaine dans les zones commerciales sensibles, incluant les services de renseignement, la police judiciaire et la lutte contre la criminalité transfrontalière. Dans le même élan, il insiste sur la nécessité de renforcer le contrôle des frontières avec l’Ouganda et le Soudan du Sud, en particulier sur les flux commerciaux, afin de limiter les infiltrations et les trafics illicites. Il appelle en outre à allouer un budget sécuritaire urgent à la province de l’Ituri, pour la stabilisation en général et celle du centre commercial d’Ariwara en particulier.
Quant au niveau provincial, Orodrio Angupi Robert recommande de mettre en place un comité provincial de crise permanent dédié au territoire d’Aru, et spécifiquement au centre commercial d’Ariwara, incluant les autorités sécuritaires, administratives ainsi que les acteurs économiques. Il appelle également à appliquer strictement les mesures des arrêtés 044 et 046 en matière de gouvernance sécuritaire locale, notamment en ce qui concerne la coordination, la prévention et la gestion des risques. L’élu propose en outre de renforcer la police de proximité dans ce centre commercial, afin de restaurer la confiance entre la population et les forces de l’ordre, et d’organiser des patrouilles mixtes régulières FARDC-PNC, particulièrement pendant les périodes de forte activité.
Au niveau local, il appelle à l’activation des comités locaux de sécurité conformément aux textes en vigueur, avec des réunions régulières d’évaluation de la situation. Il insiste également sur la nécessité de renforcer le système d’alerte communautaire, en impliquant les chefs de quartiers, les leaders locaux et les associations.
Par ailleurs, il préconise d’encadrer les groupes d’autodéfense pour éviter toute dérive ou justice populaire, de tenir un registre des incidents sécuritaires pour assurer une meilleure traçabilité, ainsi que de sensibiliser les opérateurs économiques aux mesures de sécurité, notamment les heures de fermeture réglementées, les dispositifs de surveillance et la collaboration avec la police.
Enfin, le député appelle la population à collaborer activement avec les services de sécurité, en dénonçant tout comportement suspect, à éviter la justice populaire, qui aggrave l’insécurité et viole les lois, à respecter les consignes sécuritaires des autorités locales, à participer aux initiatives communautaires de vigilance, et à renforcer la solidarité entre les habitants, essentielle dans un contexte de tension.
Il convient de rappeler que cette recrudescence aiguë de l’insécurité à Ariwara s’est intensifiée depuis le début du mois d’avril 2026, nécessitant des réponses urgentes, coordonnées et efficaces à tous les niveaux.
Cadeau Richard ONZOMA
