
À l’issue d’un entretien téléphonique exclusif avec aruinfos.com ce samedi 09 août 2025, l’acteur politique Georges Angunizu Manikani n’a pas mâché ses mots face à la duplication des fonctions entre les ministères et certaines structures rattachées directement à la Présidence, il dénonce un système inefficace, coûteux et nuisible à l’intérêt national. Les prérogatives des nouveaux nommés sont obscures.
«Comment comprendre que nous ayons des conseillers présidentiels pour l’environnement, les relations internationales ou encore la défense, alors que ces matières relèvent déjà des ministères dotés de secrétaires généraux compétents ? » s’interroge-t-il.
Pour lui, cette superposition et duplicité fragilise l’efficacité de l’action gouvernementale et transforme l’État en un monstre administratif où les responsabilités se perdent et les budgets s’évaporent. Les ministres deviennent des executants d’ordres.
« Aujourd’hui, on observe une confusion inquiétante dans l’appareil gouvernemental. Prenez seulement les ministères de l’Économie et des Affaires étrangères : il y a un ministre principal, un ministre délégué, un vice-ministre, parfois même un conseiller du Président pour le même domaine voir plusieurs nomination pour la même tâche. À cela s’ajoutent les secrétariats généraux. Qui fait quoi, finalement ? C’est un vrai problème de prérogatives. Cette duplication des postes crée un désordre qui freine l’efficacité et l’affaiblit et la cohérence de l’action publique. Il faut absolument clarifier les responsabilités de chacun », insiste Georges Angunizu.
Bienque La comparaison n’est pas raison, observons d’autres pays tel que :
« La France, la Belgique ou la Russie gèrent des budgets colossaux avec moins de ministres, généralement entre 8 et 12 ministres pour des budgets de plus de 800 milliards. Nous, avec à peine 16 milliards de dollars, nous entretenons plus de 52 ministres et la plus grande part de ce budget sert à faire tourner l’exécutif, jamais à soigner, éduquer, construire ou rendre justice », souligne-t-il.
Pour lui, il est urgent de rationaliser la taille du gouvernement afin de libérer des ressources pour les secteurs vitaux. L’inflation des postes ministériels, selon lui, n’est pas seulement un gaspillage financier, c’est aussi un frein à l’efficacité institutionnelle et un obstacle au bon fonctionnement de la justice congolaise.
Par ailleurs, Georges Angunizu Manikani a exprimé son pessimisme quant à la réussite du gouvernement Suminwa II. Il affirme être « 100 % sûr que ce gouvernement va lamentablement échouer » car, selon lui, trois éléments essentiels font défaut : la réduction annoncée de la taille du gouvernement n’a pas eu lieu ; la nomination des nouvelles personnalités fait défaut, beaucoup occupant les mêmes postes depuis 2019 sans réel changement ; et enfin, aucune réduction du train de vie de l’État n’a été opérée.
Abordant le débat sur l’entourage présidentiel, Georges réagit aux propos de ceux qui affirment que le Président a la volonté mais qu’il est mal entouré :
« Si tel est vraiment le cas, alors le chef de l’État doit assumer pleinement la responsabilité de la composition pléthorique et inefficace de son gouvernement. On ne peut pas blâmer l’ombre quand on tient soi-même la torche », lâche-t-il, pointant la responsabilité du président sortant Felix .
Selon lui, cette inflation ministérielle ne relève pas seulement de la mauvaise gestion, mais traduit aussi une logique de partage politique qui prime sur l’intérêt général. Chaque portefeuille devient un outil de récompense pour fidéliser des alliés au détriment de la compétence et de la performance.
« On ne gère pas un État comme une caisse de rétribution politique et un heritage familial », martèle-t-il, rappelant que cette pratique installe durablement le clientélisme au cœur du pouvoir et le culte de personalité que notre Pays a déjà experimenté sous le règne de Mobutu.
Enfin, il met en garde contre les conséquences à long terme d’un tel déséquilibre. Un État qui consacre plus de moyens à son fonctionnement interne et le renforcement du pouvoir tribal éphémère qu’à ses missions régaliennes court le risque de se délégitimer aux yeux de son peuple.
« Si nous continuons sur cette voie, nous allons vers une crise de confiance irréversible. Le pays a besoin d’un leadership qui inspire, pas d’une administration conflictuelle qui se sert avant de servir. »
Sur le plan politique, le constat est tout aussi préoccupant. L’absence des figures majeures d’opposition comme Martin Fayulu, Moïse Katumbi ou Joseph Kabila qui pèsent lourd sur la dynamique nationale prouve la gouvernance par ce défis de ce regime sortant. Par contre Fayulu réclame un dialogue inclusif, mais l’abbé Donatien Nshole affirme qu’il est impossible de négocier sous Félix Tshisekedi, un tyrant conclut Georges Angunizu.
Rédaction
3 commentaires
Je tiens à remercier le sage Georges Angunizu à qui j’ai toujours pris comme model… « Une Geni se réveille » le problème du Congo c’est Félix Tshisekedi… <> c’est bien réfléchi de la part de l’autorité morale…🇨🇩
Le du Congo c’est le peuple congolais lui-même et non…
Voulais-je dire le problème du Congo…