Plusieurs blessés et des maisons incendiés ont été déplorés ce lundi 27 Février 2023 lors d’une altercation entre les élèves de l’Institut Assea d’Ozu d’Adja et les éléments de la police dans le groupement portant le même nom, chefferie des Zaki, territoire d’Aru en Ituri.
D’après la coordination de la société civile de la chefferie des Zaki, tout est parti lorsque les élèves de l’Institut Assea d’Ozu d’Adja qui partaient au commissariat de la Police Nationale Congolaise (PNC) de cette entité pour réclamer la libération de leur ami, arrêté pour un présumé viol sur un enfant d’un commandant de la place.
« Un militaire commis à la barrière d’Ozu à Adja vient de tirer à bout portant sur les élèves qui réclament la libération de leur collègue détenu et transférer à Adranga. Le finaliste Bhaako Okua de l’Institut d’Adja, âgé d’une vingtaine d’années est blessé par balles au niveau de sa fesse gauche, des blessures au niveau de cou et avant-bras droit avant d’être transféré à l’hôpital pour des soins », précise-t-il.
Un bilan provisoire a été établi par cette coordination.
« Comme bilan, le commandant FARDC d’Ozu est grièvement blessé à la tête, le commandant PNC et sa femme sont gravement blessés, trois cases des FARDC brûlées, le monument de ce centre détruit, mais également le bureau de la PNC saccagé par les élèves qui ont, par l’occasion, incendié deux motos en consignation », rapporte M. Antoine.
Et d’ajouter:
« Nous dénonçons avec la toute dernière énergie cette barbarie des hommes en arme qui sont censés sécuriser les personnes et leurs biens. Nous demandons à l’auditorat militaire de se saisir de ce dossier », exige Antoine Mopepe Agamile dans des propos recueillis par aruinformation.com
Cet acteur social fustige également ce qu’il qualifie de comportement barbare des élèves qui ont blessé et incendié des maisons et motos, même s’ils avaient raison.
Notre source avance que le présumé violeur de la fille du commandant accusateur a été arrêté vendredi 24 Février dernier puis transféré à Adranga dont le dossier étant vide sans preuve a été à la base de ces incidents.
Jean Chrys Cazuar Enga
