Après l’incendie de 32 cases dans le village Pabiri le mercredi dernier, les villages Ayiko-Anyu et Pabiri ont été de nouveau attaqués ce vendredi 11 mars 2022.
L’on signale au moins 298 nouvelles cases incendiées, et près de 1833 personnes qui sont sans abris. A cela s’ajoute des produits champêtres et plusieurs autres biens de valeurs calcinés.
Les villages Pabiri et Ayiko-Anyu qui s’attaquent mutuellement étant des voisins, se situent dans le groupement Nderi-Ali, chefferie des Zaki, territoire d’Aru en Ituri (RDC).
Pour cette nouvelle attaque du vendredi 11 mars, 67 cases ont été incendiées au village Pabiri faisant au-moins 41 ménages sans abris et d’autres biens de ces maisons également incendiés.
Ce même village de Pabiri enregistre au total dans l’incident du mercredi 09 et vendredi 11 mars, un bilan de 99 cases incendiées, 60 ménages sans abris et 378 personnes sans abris.
Par contre dans le Ayiko-Anyu, 231 maisons en chaumes brûlées, 140 ménages sans abris et au-moins 1544 personnes sans abris, plusieurs biens de valeurs emportés, des produits champêtres, des motos, vélos et moulins calcinés.
Après cette nouvelle attaque, la société civile des Zaki appelle à l’implication de tous.
« J’appelle les habitants de deux villages à éviter les attaques réciproques à privilégier la paix », a dit Antoine Mopepe Agamile joint au téléphone par aruinformation.com
À la Police Nationale Congolaise PNC, commissariat d’Ariwara, le coordonnateur de la société civile des Zaki appelle cette dernière au professionnalisme et être au milieu du village et arrêter les auteurs de ces incidents et les déférer devant la justice.
« Aux autorités de convoquer une recontre urgente en vue de décanter la situation et venir en aide aux démunis », poursuit cet acteur de la société civile.
Antoine Mopepe n’a pas épargné les organismes, les invitant à aussi intervenir.
« Aux organismes humanitaires de venir en aide urgente aux habitants de ces deux villages affectés », a-t-il conclu.
Rappelons que tout est parti de l’attaque du village Pabiri par leurs frères du village voisin d’Ayiko-Anyu, la mi-journée du mercredi 09 mars 2022, ce qui a provoqué des attaques réciproques ce vendredi.
Ceux du village Pabiri affirment que leurs voisins du village Anyu-Ayiko sont entrain de venger la disparition de leur frère policier local du nom de Onyinda Envi, garde du corps du chef de groupement de Nderi-Ali qui date de mai 2021, reproché être proche du village Pabiri.
Notons que les conflits des limites, des coutumes mais aussi la justice populaire sont devenus récurrents dans certains groupements de la chefferie des Zaki.
Jean Chrys Cazuar Enga
