
Suivant de près le déroulement des audiences foraines des présumés égorgeurs en commune rurale d’Aru, territoire portant le même nom, en Ituri, l’acteur politique Prince Amati appelle les parties prenantes au sens de responsabilité.
Se confiant ce samedi 16 avril 2022 à aruinformation.com, cet acteur politique fait allusion au fait que certains opérateurs économiques seraient cités par certains présumés comme étant bénéficiaires des sangs des personnes égorgées.
Pour lui, les déclarations de Patrick Androa risquent de pousser des familles à s’apprendre les unes des autres avec des conséquences coutumières, sociales et économiques irréparables.
« Car nous savons que l’auto-développement d’Aru estomaque les ennemis de notre cher territoire », déclare-t-il.
« Il s’observe depuis l’arrestation de Patrick Androa, un parallélisme de témoignages et co-auteurs cités qui se pose dans le dossier sous examens. Le présumé égorgeur Patrick Androa n’arrive pas à marier la genèse de leur mouvement, les membres et le nombre d’actions menées », dit-il.
D’après Prince Amati, toutes les déclarations de Patrick suscitent un questionnement:
Comment croire que Patrick ne cite qu’Envi et Vital comme membres de leur mouvement or tués et enterrés par lui-même ?
Comment croire, lors de son arrestation, Patrick citait Envi comme son créancier et à l’audience foraine comme membre de son mouvement ?
Faut-il penser à une immixtion des ennemis de la paix des manipulateurs de Patrick Androa ou une escroquerie intellectuelle de ce dernier ?
Pourquoi le présumé criminel Patrick et sa bande n’égorgeaient que les filles et fils d’Aru ? Croient-ils à une faiblesse ou une sous-civilisation ?
Cet acteur politique a exhorté les juges à l’indulgence, la population d’Aru à la sérénité et les chefs coutumiers à implorer la grâce ancestrale afin de ne pas plonger Aru dans le noir tout en évitant de tomber dans le piège de l’ennemi.
« Nous appelons par-dessus tout l’indulgence des juges face aux personnages cités par le criminel égorgeur Patrick pour ne pas plonger Aru en général dans des conflits familiaux du jamais vécus et Ariwara en particulier. Aux aruvards en général et les habitants d’Ariwara en particulier d’être serins, de dénoncer tous ceux qui veulent handicaper le développement de notre cher territoire. Enfin que tous les chefs coutumiers d’Aru se liguent en un seul homme, pour implorer la grâce ancestrale, base de la paix à Aru afin de venir à la rescousse de ses filles et fils », a conclu l’acteur politique Prince Amati.
En rappel, lesdites audiences foraines avaient commencé à Ariwara et délocalisées en commune d’Aru, se poursuivront à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri dans les jours à venir.
Cléopas MABANZO