Le député provincial de l’Ituri, Ezéchiel Bati Muki, élu du territoire d’Aru s’est dit très indigné sur l’arrestation du jeune entrepreneur et directeur général de l’entreprise Bûcheron, Samuel Dralema, survenue le vendredi 03 septembre dernier à Ariwara suite à une dette de monsieur Benoît Onzi.
Au cours d’une interview accordée à aruinformation.com, l’élu du peuple s’est dit surpris de cette arrestation au moment où tout le monde est mobilisé derrière l’état de siège, une période pendant laquelle aucune arrestation pour raison de dette n’est pourtant autorisée.
« Pour nous, c’est une surprise parce que du moment où tout le monde est mobilisé, rangé derrière les autorités de l’État de siège à tout le niveau et nous sommes surpris que pour des raisons de dette qu’on détienne des opérateurs économiques pour des raisons de dettes s’il vous plaît, c’est inacceptable », s’est-il étonné, avant de demander sa libération dans l’immédiat.
Il estime que c’est une question qui doit être traitée au niveau de la fédération des entreprises du Congo.
« Alors lorsqu’il s’agit des questions ayant trait aux dettes, je crois que c’est la fédération des entreprises du Congo qui doit s’en charger et il n’est nullement question de procédure judiciaire, je crois que c’est claire là c’est ne pas une infraction », a-t-il souhaité.
Il a par la même occasion demander que cette question sois résolue au niveau de la FEC, sollicitant ainsi son arbitrage.
« Nous profitons de votre micro pour demander à ce que cette question soit résolue au niveau de la fédération des entreprises du Congo », a poursuivi le député Muki.
Largement dépassé, l’élu d’Aru s’étonne du délai de garde en vie non respecté.
« La constitution de la RDC est claire à son article18, alinéa 4 qui dit que la garde en vie ne doit pas dépasser 48 heures puisque c’est depuis 3 jours qu’il est aux arrêts. Il faut que la justice soit correctement administrée à tout le monde », a-t-il conclu.
C’est depuis le vendredi 03 septembre 2021, que l’entrepreneur Samuel Dralema a été arrêté. Motif: n’avoir pas encore payer la totalité de la dette de son créancier Benoît Onzi.
Jonas ALORO
