
Étant Défenseur judiciaire de profession, le député provincial de l’Ituri et élu d’Aru, Moïse Tali Omba est revenu sur les incidents du mercredi 06 avril 2022 à Ariwara, causant mort d’homme et des blessés lors de l’ouverture de l’audience foraine des « présumés egorgeurs » mais aussi sa délocalisation.
Tout en exhortant la population d’Aru à suivre de près cette audience, ce Défenseur judiciaire est revenu sur les deux dispositions constitutionnelles importantes, dont l’article 60.
« Le respect des droits de l’homme est de liberté fondamentale consacré dans la constitution s’impose au pouvoir public et à toute personne », dit-il.
A l’en croire, l’article 61 vient d’éclairer l’opinion « qu’en aucun cas et même lorsque l’état de siège ou l’état d’urgence aura été proclamé conformément aux articles 85 et 86 de la présente constitution, il ne peut être interrogé aux droits et principes fondamentaux ».
Ce Défenseur judiciaire rappelle que l’état de siège n’interdit pas certains droits tels que:
Le droit à la vie, l’interdiction de la torture et des peines autrement cruelle inhumaine et dégradant, l’interdiction de l’esclavage et de la servitude, le principe de la légalité des infractions et des peines, le droit de la défense et le droit de secours, l’interdiction de l’emprisonnement pour des dettes, la liberté de pensée, de conscience et de la religion.
Me Tali Omba Moïse pense que les responsabilités du renvoi de l’audience foraine d’Ariwara pour Aru sont partagées entre la population et les services de sécurité, malgré l’état de siège. Pour lui, la faute de la population était avoir occasionné le désordre à l’issue de la première journée de l’audience foraine et des services de sécurité d’avoir utilisé la brutalité lors de la dispersion de la population.
« A cette période de l’état de siège, a chacun de voir comment et à quel degré ses deux dispositions constitutionnelles ont été voilées ou respectées », a-t-il conclu, joint au téléphone par aruinformation.com
Pour rappel, le procès en audience foraine de 5 présumés egorgeurs de 13 personnes arrêtés l’année dernière se poursuit à Aru, après qu’elle soit suspendue à Ariwara suite aux échauffourées entre la population et les forces de sécurité. À ces jours, cette audience est à la cinquième journée du jugement.
La rédaction