Des voix ne cessent de se lever depuis l’arrestation de l’ingénieur Prince Amati Idringi, agent de L’OGEFREM Bunia et James Kenda Odu, opérateur économique, tous originaires du territoire d’Aru, province de l’Ituri, dans la partie nord-est de la République Démocratique du Congo. Le conseil territorial de la jeunesse exige leur libération immédiate. Elle fait savoir qu’endéans 48 heures dès le début de la semaine prochaine, elle va entamer des actions citoyennes.
L’ingénieur Prince Amati et l’opérateur économique James Kenda Odu ont été arrêtés respectivement le 24 et le 27 mai 2024 en ville de Bunia, chef-lieu de l’Ituri, par des éléments de la Garde Républicaine et de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR). Une détention que le conseil de la jeunesse qualifie de séquestration.
« Nous, membres du conseil territorial de la jeunesse du territoire d’Aru, saisissons cette opportunité pour dénoncer de la manière la plus véhémente, la séquestration de nos frères Prince Amati Idringi et le grand opérateur économique de l’espace grande orientale, à l’occurrence monsieur James Kenda Odu par la garde républicaine, avant que nous ne puissions entamer les actions des grandes envergures », menace Jacob Bhayo Eriku, président territorial des jeunes joint au téléphone par aruifons.com ce jeudi 4 juillet 2024.
Pour lui, il s’agit d’un enlèvement et non une arrestation conformément aux textes de la RDC.
« C’est depuis le 24 et 27 mai 2024 que les susmentionnés ont été enlevés à Bunia pour être transférés à Kinshasa par la Garde Républicaine pour des raisons non élucidées à ce jour, et continuent à croupire dans les cachots de la Garde Républicaine aux dernières nouvelles, sans droit de visite à sa femme et enfants, moins encore accès à ses avocats conseils. Etant donné que cette procédure cavalière viole les droits les plus élémentaires garantis à tout citoyen par les articles 18 et 19 de la constitution, ainsi que les autres instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC, notamment ceux relatifs à la signification du motif de l’arrestation au prévenu, l’accès de ce dernier aux membres de sa famille ainsi qu’à ses conseils sans oublier sa présentation devant ses juges pour présenter les moyens de sa défense ; nous recourons à l’arbitrage du chef de l’Etat, Felix Antoine Tshisekedi, magistrat suprême, garant de l’état de droit en RDC, et autorité morale de l’Union sacrée, pour que messieurs James Kenda Odu et Prince Amati Idringi sois présentés devant leurs juges naturels s’il y a des preuves solides des allégations portées à leurs charges, au cas contraire qu’ils soient simplement libérés », peut-on attendre.
Jacob Bhayo Eriku sollicite l’intervention urgente du ministère de la justice et de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) dans ce dossier.
« En outre, nous sollicitons l’implication du Ministre de la Justice, de l’ACAJ, du bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, du Centre Carter et de la CENCO ; afin que messieurs Kenda Odu James et Prince Amati Idringi recouvrent leurs libertés, surtout que la Garde Républicaine ne figure pas dans la liste des instances judiciaires formelles de la République démocratique du Congo. En cas de non prise en compte de notre requête, nous allons dès le début de la semaine prochaine endéans 48 heures, amorcer des actions de désobéissances civiques des grandes envergures pour obtenir la libération de nos frères », plaide-t-il.
Des tensions et de déclarations ne cessent d’être enregistrées depuis l’arrestation de ces deux leaders du territoire d’Aru par l’Agence nationale de renseignements ANR et la garde républicaine. Les jours qui suivent restent déterminants, wait and see, disent les Anglais.
Jean Chrys Cazuar Enga
