Après les échauffourées entre les élèves de l’Institut Assea d’Ozu d’Adja et les forces de l’ordre le Lundi 27 Février dernier à la suite de l’arrestation d’un élève pour un présumé viol, la société civile des Zaki a établi un bilan lourd de plusieurs blessés, des dégâts humains et matériels, avant d’interpeller les autorités du territoire d’Aru, le gouverneur militaire de l’Ituri et l’implication personnelle du chef de l’État.
« Après notre descente sur terrain, nous avons établi un bilan de 4 blessés dont un élève du nom de Bhaako Atayo blessé par balle, un élément FARDC, le commandant de la PNC et son épouse, 4 cases des FARDC incendiées, 2 motos et 2 vélos en consignation brûlés, le monument érigé par les FARDC avec effigie du commandant et l’habitation de commandant PNC sous/ciat saccagés », fait savoir Antoine Mopepe Agamile, son coordonnateur.
Avant d’ajouter :
« Tout en condamnant cette situation, nous dénonçons le tir à balle réelle sur les élèves non armés et dénonçons les abus du pouvoir de la part de commandant PNC sous/ciat Ozu ayant entraîné des dégâts matériels très importants enregistrés », regrette-t-il lors de son point de presse dans des propos recueillis par aruinformation.com
Notre source fait savoir qu’a l’issue d’une enquête menée par les FARDC d’Odro/Aru sans les forces vives, 4 personnes ont été arrêtées et détenues à la FARDC Aru pour des faits tels qu’avoir servi de briquet pour incendier des cases, ramassé les carcasses des motos brûlées, détenir le matelas de commandant et menacé verbalement les FARDC et sont sommées de payer 1 million de Shillings Ougandais (près de 300$) par chacun avant d’être libérées. Il s’agit de messieurs Koko, Lema, Benaya et Andi Yii, puis nous demandons tout simplement leur libération, poursuit-il.
Pour M. Antoine, ces barrières des FARDC à l’intérieur des chefferies sont illégales, elles ne servent rien que pour rançonner la population et envoyer cette somme à la hiérarchie avant de rappeler que le Gouverneur Militaire avait instruit de lever ces barrières, chose non réalisée jusqu’aujourd’hui.
Antoine Mopepe fait savoir également que les autorités militaires en collaboration avec le chef de ce groupement obligent les chefs des villages de reconstruire les cases brûlées. Il demande par ailleurs aux services de sécurité de collaborer avec la population que de la tracasser.
« Nous appelons les chefs des différents groupements à défendre les intérêts de leurs administrés au lieu de profiter de la présence des barrières illégales dans leurs entités respectives ».
Les autorités du territoire, le Gouverneur Militaire ainsi que le chef de l’État également interpellés.
« Votre population d’Aru qui se prépare pour les élections est rançonnée, elle souffre réellement et demande votre implication pour le lever définitif de toutes les barrières des FARDC à l’intérieur de la chefferie. S’il vous plaît ! écoutez et répondez aux cris d’alarme de vos électeurs », supplie Antoine Mopepe, coordonnateur de la société civile des Zaki.
Depuis le début de ce dossier, aucune autorité, locale, territoriale, provinciale ou encore nationale ne s’est prononcée .
Jean Chrys Cazuar Enga
